Même maladie, même médicament, effets différents: souvent, les femmes et les hommes ne développent pas une maladie donnée de la même manière, présentent des symptômes différents et réagissent différemment aux médicaments. C’est précisément à ces aspects que s’intéresse la médecine de genre. Découvrez dans cet article ce que cela signifie pour votre santé et votre traitement.
L’essentiel en un coup d’œil
- Le sexe peut influencer la façon dont les maladies se manifestent, évoluent et sont traitées.
- De nombreux médicaments ont été testés principalement sur des hommes:
- les posologies ne sont donc pas toujours adaptées de manière optimale aux femmes.
- Les femmes ont souvent des effets secondaires différents ou évoluant différemment.
- Chez les femmes, il n’est pas rare que l’infarctus du myocarde soit diagnostiqué plus tardivement, car elles présentent souvent des symptômes différents de ceux des hommes.
- Les hommes souffrent plus tôt et plus fréquemment de maladies cardiovasculaires. Ils cherchent également souvent de l’aide plus tard que les femmes.
- La médecine de genre étudie des traitements plus précis pour les deux sexes.
La médecine a longtemps appliqué le principe suivant: «Ce qui vaut pour l’homme vaut aussi pour la femme». Mais non seulement c’est faux, mais cela peut aussi avoir de graves conséquences. En effet, le même traitement n’aboutit pas automatiquement au même résultat chez les femmes et les hommes: les effets, la tolérance et les effets secondaires peuvent varier en fonction du sexe.
La spécialité médicale de la médecine de genre étudie donc systématiquement la manière dont les différences biologiques et sociales liées au sexe influencent la santé, l’apparition de maladies, les symptômes et les succès thérapeutiques. La médecine de genre ne s’intéresse pas seulement aux femmes, mais à l’ensemble des êtres humains.
Ce n’est pas une mode, mais une meilleure médecine pour toutes et tous
L’homme a longtemps servi de référence en médecine: jusque dans les années 1990, peu de femmes étaient incluses dans les études cliniques, notamment en raison de grossesses possibles et de fluctuations hormonales pendant le cycle menstruel. Aujourd’hui encore, les femmes sont souvent exclues des études cliniques – les corps féminins sont considérés comme «trop complexes» pour la recherche.
Conséquence: bon nombre de posologies, valeurs de référence, critères de diagnostic et évaluations de risques ont été définis spécialement pour les hommes. En revanche, l’évolution des maladies chez les femmes et les effets des médicaments sur elles sont souvent restés inexplorés. Cette lacune persiste encore aujourd’hui, par exemple lorsque les symptômes présentés par les femmes sont interprétés différemment ou que des maladies sont diagnostiquées plus tardivement.
C’est précisément là qu’intervient la médecine de genre. L’objectif n’est pas de traiter fondamentalement les femmes et les hommes de manière différente. Bien au contraire, il s’agit d’établir des diagnostics plus précis, d’adapter les traitements de manière plus ciblée et d’identifier les risques plus tôt.
Les deux sexes en profitent. En effet, les hommes aussi sont pénalisés lorsque l’on ignore les différences: la dépression ou l’ostéoporose, par exemple, sont souvent diagnostiquées plus tard chez eux, car elles sont considérées comme des «maladies typiquement féminines». En tenant compte des différences liées au sexe, on peut éviter les erreurs de diagnostic et améliorer l’efficacité des traitements, chez les femmes comme chez les hommes.
Aujourd’hui, cet angle mort fait l’objet d’une attention particulière en Suisse, entre autres par le Programme national de recherche PNR 83 «Médecine, santé et genre» du Fonds national suisse, qui est financé à hauteur de 11 millions de francs. Il vise à renforcer la recherche intégrant les aspects liés au sexe et au genre dans des domaines tels que la prévention, le traitement, les soins de santé et les répercussions sociales, et à l’ancrer à long terme dans la médecine. Il est complété par la chaire de médecine de genre à l’Université de Zurich. La médecine de genre est donc de plus en plus considérée comme un élément incontournable d’une prise en charge médicale de qualité.
Gender Data Gap: lorsque le manque de données constitue un risque
Le fait que les connaissances médicales se soient longtemps basées principalement sur des sujets masculins, des animaux de laboratoire mâles et des cultures cellulaires mâles porte un nom: le «Gender Data Gap». Cette lacune dans les données liée au sexe persiste encore aujourd’hui, avec des conséquences concrètes: l’exemple le plus connu de maladie souvent diagnostiquée tardivement chez les femmes est l’infarctus du myocarde. Ses symptômes caractéristiques proviennent d’études menées sur des hommes. Cependant, les femmes présentent souvent des symptômes totalement différents et ne reçoivent donc le bon diagnostic que plus tardivement.
La médecine de genre aide à combler ces lacunes en matière de données. Elle contribue à ce que les décisions médicales soient fondées sur une base de données tenant compte des aspects liés au sexe et à ce que les différences entre les sexes soient mieux prises en compte.
Les femmes et les hommes développent une maladie donnée différemment: en voici un aperçu
Les statistiques suisses de la santé montrent de nettes différences entre les sexes:
Le saviez-vous? Chez les femmes, les maladies sont souvent diagnostiquées plus tardivement
La médecine de genre ne s’intéresse pas seulement aux différences de symptômes, mais aussi aux diagnostics tardifs. Comme de nombreuses directives médicales reposent principalement sur des données récoltées à partir de participants masculins aux études, les maladies chez les femmes sont parfois diagnostiquées plus tardivement ou leurs symptômes, mal interprétés. Outre les affections cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde, cela concerne également les maladies auto-immunes, l’ostéoporose ou l’endométriose.
C’est pourquoi, en tant que femme, prenez vos symptômes au sérieux, même s’ils vous semblent atypiques, et faites-les examiner sans tarder. Vous obtiendrez ainsi plus rapidement le bon diagnostic et le traitement adapté.
Maladies chroniques: quand les différences se font sentir pendant plusieurs années
Dans le cas des maladies chroniques en particulier, les différences liées au sexe peuvent influencer l’évolution, les symptômes et la réussite du traitement sur de nombreuses années.
Les femmes sont plus souvent concernées par une ou plusieurs maladies chroniques. En outre, certaines maladies sont nettement plus fréquentes chez les femmes, comme les maladies auto-immunes telles que les rhumatismes, la sclérose en plaques ou la thyroïdite de Hashimoto. En revanche, les hommes développent souvent des maladies cardiovasculaires plus tôt.
L’impact des maladies chroniques peut également varier selon le sexe: les femmes font plus souvent état de douleurs, d’épuisement ou de difficultés dans leur quotidien. Souvent, les hommes ne parlent guère de leurs symptômes et sollicitent de l’aide médicale de manière plus tardive, ce qui peut retarder le diagnostic et le traitement.
La médecine de genre est particulièrement pertinente pour les personnes atteintes de maladies chroniques, car ces dernières sont souvent traitées par plusieurs médicaments pendant de nombreuses années. C’est précisément dans ce contexte que des différences entre les sexes peuvent apparaître clairement en matière de métabolisme, d’hormones et d’effets secondaires. Un contrôle régulier de la médication aide à adapter une thérapie à une situation personnelle.
Ce que signifie la médecine de genre pour les hommes
Pour les hommes, la médecine de genre a des conséquences aussi concrètes que pour les femmes. Souvent, celles-ci concernent moins la façon dont les médicaments agissent et leurs effets secondaires que l’évolution des maladies et la manière dont les hommes abordent leur santé. Les points suivants vous montrent les domaines dans lesquels vous devez faire particulièrement attention en tant qu’homme.
Affections cardiovasculaires: touchés plus tôt et plus fréquemment
En moyenne, les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux surviennent plus fréquemment et plus tôt chez les hommes que chez les femmes. Les raisons sont les suivantes: les facteurs de risque tels que la surcharge pondérale et le tabagisme sont plus répandus chez les hommes. De plus, de nombreux hommes se soumettent à un examen médical bien plus tardivement – ce qui aggrave le pronostic.
Conseil:
faites contrôler régulièrement votre tension artérielle, vos taux de cholestérol et votre glycémie. C’est important, même en l’absence de symptômes.
Infections: évolutions plus graves
En moyenne, les hommes ont une réponse immunitaire plus faible que les femmes. Cela peut entraîner une évolution plus grave des maladies infectieuses. La pandémie de COVID-19 a clairement montré cette différence: les hommes présentaient un risque accru d’évolution grave et mouraient également plus souvent des suites de l’infection que les femmes.
Conseil:
prenez les infections au sérieux. Ne dissimulez pas vos symptômes et soignez-vous correctement. Veillez également à vous renseigner sur les vaccins recommandés dans votre situation.
Prise de médicaments: observance moins prononcée
L’observance, c’est-à-dire le respect de la médication ou du traitement prescrits, est en moyenne moins élevée chez les hommes que chez les femmes: les hommes ont plus souvent tendance à prendre leurs médicaments de manière irrégulière ou sur une période trop courte. Cela peut réduire considérablement l’effet protecteur, en particulier avec les traitements de longue durée comme les antihypertenseurs ou les hypocholestérolémiants.
Conseil:
prenez vos médicaments de manière régulière et respectez la dose ainsi que l’heure de prise, même si vous vous sentez bien. N’arrêtez pas de prendre de médicaments de vous-même et ne diminuez pas non plus la dose sans en parler à votre médecin.
Santé psychique: moins bien diagnostiquée, moins souvent traitée
Les maladies psychiques se manifestent souvent différemment chez les hommes que chez les femmes. En cas de dépression, par exemple, les hommes présentent souvent des symptômes tels que l’irritabilité, le repli sur soi ou des symptômes physiques, plutôt que la tristesse «caractéristique». En conséquence, les maladies psychiques chez les hommes ne sont souvent pas diagnostiquées et traitées, ou seulement tardivement.
Conseil:
une irritabilité persistante, des troubles du sommeil ou un épuisement sont des signaux d’alerte. En parler et demander de l’aide est une preuve de courage.
Ce que vous pouvez faire concrètement en tant qu’homme
- Passez des examens de dépistage réguliers: les maladies diagnostiquées à un stade précoce peuvent souvent être traitées plus efficacement.
- Discutez avec votre médecin de vos risques cardiovasculaires personnels.
- Prenez vos médicaments scrupuleusement, conformément à l’ordonnance de votre médecin. N’interrompez jamais votre traitement de votre propre initiative et ne modifiez jamais de vous-même la dose ou la fréquence de prise de vos médicaments.
- Prenez soin de vous et demandez de l’aide dès les premiers signes de détresse psychique.
Ce que signifie la médecine de genre pour les femmes
Pour les femmes, l’importance de la médecine de genre se manifeste dans plusieurs domaines: chez elles, les maladies se manifestent parfois différemment que chez les hommes, les médicaments ont souvent un effet plus marqué et le système immunitaire réagit en moyenne plus fortement que celui des hommes. En tant que femme, vous devez prêter attention aux points suivants.
Infarctus du myocarde: quand les symptômes diffèrent de ceux des manuels
Cela fait des décennies qu’on l’explique ainsi: un infarctus classique se manifeste par de fortes douleurs thoraciques irradiant dans le bras gauche. Mais cette description s’appuie surtout sur des données de patients masculins. Chez les femmes, en revanche, l’infarctus du myocarde se signale souvent de manière totalement différente.
Les symptômes suivants peuvent être le signe d’un infarctus du myocarde chez la femme:
- Nausées et vomissements
- Détresse respiratoire
- Douleurs dorsales ou situées dans la partie supérieure de l’abdomen
- Fatigue prononcée
Ces symptômes, moins spécifiques, sont plus rarement identifiés comme signes annonciateurs d’un infarctus du myocarde, même par le personnel médical. Par conséquent, le diagnostic et la prise en charge s’en trouvent souvent retardés. Les femmes connaissent donc un risque accru de complications.
Conseil:
prêtez attention aux symptômes inexpliqués qui surviennent soudainement, même si ceux-ci ne sont pas «caractéristiques». Insistez pour qu’ils soient clarifiés rapidement par votre médecin.
Médicaments: à dose égale, effet souvent plus marqué
Il existe des différences physiologiques entre les femmes et les hommes, par exemple en ce qui concerne le poids corporel, la composition des tissus adipeux et musculaires, la fonction rénale, le métabolisme hépatique, les hormones et les facteurs génétiques.
Ces différences influencent la vitesse à laquelle les principes actifs des médicaments sont absorbés, distribués et éliminés. L’action et les effets secondaires d’un médicament peuvent donc varier entre les femmes et les hommes, même à posologie identique.
Les exemples suivants illustrent cette différence:
Conseil:
demandez à votre médecin ou à votre pharmacie si votre sexe a été pris en compte dans le choix ou la posologie de vos médicaments, en particulier pour les somnifères, les médicaments pour le cœur et les psychotropes.
Les hormones influencent le traitement
Outre les différences biologiques, les hormones jouent également un rôle important: le cycle menstruel, la grossesse ou d’autres changements hormonaux peuvent influencer la manière dont les médicaments sont absorbés, distribués ou éliminés. L’efficacité des différents médicaments ou la tolérance vis-à-vis de ces derniers peuvent ainsi varier au cours de la vie.
Selon la situation hormonale, les femmes ne perçoivent pas toujours les symptômes de la même manière et les douleurs ou les maladies chroniques peuvent se manifester différemment.
L’aperçu suivant montre les changements les plus fréquents observés pendant le climatère (périménopause et ménopause) et pourquoi cette phase peut également revêtir une importance particulière pour la prise en charge médicamenteuse.
C’est pourquoi la médecine de genre cherche de plus en plus à prendre en compte le cycle menstruel, la contraception hormonale, la grossesse, l’allaitement et la ménopause dans le diagnostic et le traitement.
Dans la rubrique «Changements hormonaux: ce que les femmes et les hommes devraient savoir», vous découvrirez quels impacts les variations hormonales au cours de la vie ont sur la santé et les médicaments.
Conseil:
informez votre médecin de tout changement observé dans votre cycle menstruel, ainsi que si vous prenez une contraception hormonale ou êtes enceinte ou en période climatérique (périménopause et ménopause). De telles informations peuvent fournir des indications importantes pour le diagnostic et le traitement.
Système immunitaire: meilleures défenses, risque accru de maladies auto-immunes
En moyenne, le système immunitaire des femmes réagit plus fortement que celui des hommes. Cela présente des avantages, par exemple lorsqu’il permet de lutter plus rapidement contre les infections. Le revers de la médaille, c’est que le risque de maladies auto-immunes, caractérisées par le fait que le système immunitaire s’attaque à l’organisme lui-même (par exemple dans le cas de rhumatismes, de la thyroïdite de Hashimoto, de la sclérose en plaques) est nettement plus élevé chez les femmes.
Les maladies auto-immunes sont un parfait exemple des différences entre les sexes en matière de maladies chroniques: environ 80% des personnes touchées sont des femmes. Les raisons de cette situation n’ont pas encore été entièrement élucidées. Les spécialistes soupçonnent une interaction entre les hormones sexuelles, des facteurs génétiques et des différences au niveau du système immunitaire. La recherche de ces liens fait partie des missions centrales de la médecine de genre.
Conseil:
consultez votre médecin en cas de symptômes persistants et inexpliqués tels que l’asthénie, les douleurs articulaires ou les altérations cutanées.
Ce que vous pouvez faire concrètement en tant que femme
- Demandez à votre médecin si votre sexe a été pris en compte dans le choix ou la posologie de vos médicaments.
- Informez votre médecin de tout changement hormonal (cycle menstruel, grossesse) et demandez-lui si ce dernier est susceptible d’influencer l’effet de vos médicaments.
- Abordez activement la question de la période de la périménopause et de la ménopause et renseignez-vous sur les effets qu’elle peut avoir sur vos symptômes, les risques de maladie et les médicaments.
- Signalez rapidement les effets secondaires, même s’ils vous semblent non spécifiques.
- Prenez au sérieux les symptômes atypiques ou inexpliqués et insistez pour qu’un examen soit réalisé.
- Documentez votre cycle, vos symptômes ainsi que la manière d’agir des médicaments et leurs effets secondaires si des symptômes réapparaissent.
Changements hormonaux: ce que les femmes et les hommes devraient savoir
Les hormones influencent presque toutes les fonctions corporelles importantes, pas seulement la fertilité. Chez les deux sexes, elles régulent notamment le métabolisme, le système cardiovasculaire, la santé osseuse, le système immunitaire et le psychisme. Les modifications de l’équilibre hormonal au cours de la vie peuvent donc influencer non seulement le risque de maladie, mais aussi le diagnostic, le traitement ainsi que l’effet des médicaments et la tolérance vis-à-vis de ces derniers.
Ce phénomène est particulièrement manifeste à certaines étapes de la vie: les changements hormonaux sont généralement clairement perceptibles chez les femmes au moment de la ménopause; chez les hommes, ils s’opèrent de manière plus insidieuse pendant ce que l’on appelle l’andropause. Vous découvrirez dans les paragraphes suivants ce que cela implique concrètement pour les femmes et les hommes.
Chez les femmes: périménopause, ménopause, climatère
Chez les femmes, la transition hormonale se déroule en deux phases: la périménopause (période de transition) et la ménopause (dernières règles). Le terme «climatère» désigne l’ensemble du processus. Pour connaître la signification exacte de chacun de ces termes, lisez notre FAQ.
Ce qui est déterminant pour votre santé, c’est avant tout ce qui se passe dans votre corps pendant cette période: dès la périménopause, les hormones sexuelles féminines que sont les œstrogènes et la progestérone commencent à fluctuer fortement. De premiers symptômes tels que des bouffées de chaleur ou des troubles du sommeil peuvent apparaître. Au moment de la ménopause, la production d’hormones sexuelles diminue durablement. La baisse des taux d’hormones affecte bien plus que le bien-être: elle modifie notamment le système cardiovasculaire, les os, le métabolisme et l’effet des médicaments. L’ampleur de ces phénomènes varie considérablement d’une femme à une autre.
Si le climatère joue un rôle important dans la médecine de genre, c’est parce qu’il montre le lien étroit entre hormones, risques de maladies et thérapie appropriée.
Chez les hommes: baisse progressive du taux de testostérone
Chez les hommes aussi, l’équilibre hormonal change avec l’âge, mais plus lentement et de manière moins perceptible que chez les femmes. Leur taux de testostérone diminue généralement sur plusieurs années. Dans le langage courant, ce déclin hormonal lié à l’âge est souvent appelé «andropause». D’un point de vue médical, ce terme est toutefois utilisé avec prudence, car il n’existe pas de moment clairement défini pour le recul du taux de testostérone, contrairement à la ménopause.
Les spécialistes parlent plutôt de déficit androgénique lié à l’âge et ce, uniquement lorsqu’une baisse est avérée et qu’elle s’accompagne de symptômes.
Les signes possibles sont les suivants:
- Fatigue;
- Diminution de la force musculaire;
- Perte de libido;
- Diminution de la densité osseuse;
- Modifications du métabolisme.
Traitement hormonal substitutif: un choix personnel pour les femmes comme pour les hommes
Les femmes peuvent bénéficier d’un traitement hormonal substitutif pendant la périménopause ou la ménopause pour soulager des symptômes tels que les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, les douleurs articulaires ou la sécheresse vaginale. La pertinence de ce traitement dépend des symptômes, de l’âge et des facteurs de risque individuels. Nous vous conseillons d’en parler à votre médecin.
Pour les hommes, il existe un traitement hormonal substitutif à la testostérone . Toutefois, il n’est recommandé que si une baisse du taux de testostérone est avérée et qu’elle s’accompagne de symptômes. Si vous remarquez des changements dans votre état de santé, parlez-en à votre médecin.
Prévention et dépistage
Les changements hormonaux ne signifient pas automatiquement qu’il faille adapter votre traitement médicamenteux. Ils constituent toutefois une bonne occasion de faire réévaluer vos traitements en cours, en particulier si de nouveaux symptômes apparaissent ou si vous remarquez des changements au niveau de l’efficacité de vos médicaments ou de votre tolérance à ces derniers.
Prévention et dépistage
Les changements hormonaux ne signifient pas automatiquement qu’il faille adapter votre traitement médicamenteux. Ils constituent toutefois une bonne occasion de faire réévaluer vos traitements en cours, en particulier si de nouveaux symptômes apparaissent ou si vous remarquez des changements au niveau de l’efficacité de vos médicaments ou de votre tolérance à ces derniers.
LGBTQ+ et santé
Outre les différences entre les femmes et les hommes, la médecine de genre comprend également la santé des personnes LGBTQ+, un domaine auquel la médecine de genre s’intéresse de plus en plus.
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) souligne à cet égard l’existence d’inégalités en matière de santé, notamment dans le domaine de la santé mentale. Les données à ce sujet sont toutefois encore limitées en Suisse. Par conséquent, les mesures de prévention et de prise en charge spécifiques à ces groupes de personnes sont encore insuffisamment mises en œuvre.
Vous souhaitez en savoir plus sur la médecine de genre?
(Podcast et informations sur la Journée de la médecine de genre, uniquement en allemand)
Dans le podcast «Medbase im Dialog» (en allemand), l’épisode 9 est consacré à la thématique «Voilà pourquoi les femmes ont besoin d’une médecine différente de celle des hommes». Deux expertes expliquent pourquoi les différences liées au sexe en matière de prise en charge et de prévention sont si importantes et pourquoi une médecine intégrant les aspects liés au sexe profite aux deux sexes. Écouter maintenant.
La Journée de la médecine de genre de l’EPF de Zurich réunit une fois par an des spécialistes issus de la recherche, de l’enseignement et de la pratique. Cet événement, qui s’adresse aux experts ainsi qu’aux étudiants, est toutefois ouvert à toutes les personnes intéressées. La prochaine édition aura lieu le 26 septembre 2026 sous le nom «Médecine pour toutes et tous: la médecine de genre entre technologie, enseignement et pratique». Pour en savoir plus, cliquez ici.
Questions importantes sur le thème de la médecine de genre
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Non. La médecine de genre concerne tous les individus. Elle étudie l’influence des différences biologiques et sociales liées au sexe sur la santé. Cela inclut aussi bien les hommes que les femmes ou les personnes non binaires.
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Oui. La médecine de genre revêt une importance particulière chez les personnes âgées, car les différences liées au sexes dans la métabolisation des médicaments s’accentuent souvent avec l’âge. En outre, le nombre de médicaments pris simultanément augmente considérablement avec l’âge. Un contrôle régulier de la médication est donc particulièrement important.
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Il peut être utile de poser des questions de manière directe, car cela pourrait améliorer la qualité de votre traitement. À savoir: «La posologie de ce médicament a-t-elle été évaluée pour des femmes?», «mon sexe aura-t-il une influence sur le choix du traitement?» ou encore «existe-t-il une différence liée au sexe dans l’effet ou la posologie de mon médicament?».
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Oui. Votre cycle affecte différents processus dans votre corps. Pour certaines maladies telles que les migraines, les maladies auto-immunes, les troubles psychiques ou la prise de certains médicaments, il peut donc être utile de tenir compte de la phase actuelle de votre cycle.
Vous supposez que certains troubles ou effets secondaires sont liés à votre cycle menstruel? Parlez-en directement à votre médecin ou votre pharmacien. -
Ces trois termes, que l’on a souvent tendance à confondre, désignent différentes périodes d’un point de vue médical:
La périménopause est la période de transition hormonale précédant la ménopause. Elle débute généralement entre 40 et 50 ans (voire plus tôt chez certaines femmes) et peut durer plusieurs années. Durant cette période, les taux d’hormones sexuelles féminines, l’œstrogène et la progestérone, fluctuent fortement. Cela peut entraîner l’apparition de premiers symptômes tels que des bouffées de chaleur, des troubles du sommeil, des sautes d’humeur, des difficultés de concentration («brain fog» ou brouillard mental), de la fatigue ou des douleurs articulaires – alors même que les règles surviennent encore régulièrement ou, tout au moins, de manière irrégulière.
La ménopause désigne le moment de survenue des dernières règles. Ce constat intervient de manière rétrospective, lorsqu’une femme n’a plus eu de saignements menstruels pendant douze mois et qu’il n’existe pas d’autre cause médicale à cela. En Suisse, les femmes sont ménopausées en moyenne à 51 ans environ.
Le terme climatère désigne l’ensemble de la période de transition englobant la périménopause, la ménopause et la phase qui suit, appelée «post-ménopause». Pendant cette période, la production d’hormones sexuelles féminines diminue durablement. Cela a une influence non seulement sur le bien-être, mais aussi sur le système cardiovasculaire, les os, le métabolisme, le psychisme ainsi que sur l’efficacité des médicaments et la tolérance vis-à-vis de ces derniers. -
Pas toujours. De nombreuses posologies standard sont élaborées sur la base d’études réalisées principalement auprès de sujets de sexe masculin. Les différences entre les hommes et les femmes sont particulièrement importantes en ce qui concerne les somnifères, les médicaments pour le cœur et les psychotropes. Si vous avez des doutes à ce sujet, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.
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La Suisse a pris des mesures importantes: il existe une chaire de médecine de genre à l’Université de Zurich et le Programme national de recherche PNR 83 du Fonds national suisse. Le thème est également de plus en plus abordé dans la formation médicale initiale et continue. Les réseaux et les sociétés spécialisées contribuent à regrouper les connaissances et à les mettre en pratique. Son application généralisée dans le quotidien médical est toutefois encore en cours.
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